Decouvrez pourquoi l’Afrique devrait commencer à faire des demandes tangibles

La crise sanitaire en cours dans le monde est entrain de révéler beaucoup d’éléments intéressants. Après la fermeture des frontières dans tous les pays de l’Occident, les pays Africains ont emboîté le pas en procédant à la fermeture des leurs, pour éviter la propagation du nouveau virus dans le continent. On a aussi constaté que pour faire face à la crise, de nombreux pays ont introduit des programmes pour éviter une crise économique au sein de leurs pays. Tout le monde est d’accord sur le fait que l’Afrique serait incapable de faire face a cette crise. De ce fait, Certains partenaires du continent sont montés au créneau pour faire des propositions. N’est il pas temps pour l’Afrique de commencer à faire des demandes tangibles surtout que les pendules sont remis à zéro pour la majorité des économies.

Ce n’est pas un secret que cette crise sanitaire serait insurmontable pour les pays de l’Afrique subsaharienne. En effet, l’Organization mondiale de la santé prédit que lorsque l’hémisphère sud sera en période d’hiver, le nombre de malades liés à cette crise sanitaire qui a commencé en Chine va augmenter. Selon cette organisation, 300,000 personnes risqueraient de perdre la vie et 10 millions autres seraient conduis à une pauvreté extrême. Ces prédictions s’expliquent par le fait que les pays de l’Afrique subsaharienne ont des systèmes sanitaires très précaires et incapables de faire face à la magnitude de la demande d’hospitalisation que la crise sanitaire nécessite. Ces pays,pendant longtemps, ont été soumis à des programmes d’ajustement structurel et bien d’autres programmes du système monétaire mondial qui les ont, en quelque sorte accroupi. Tous les pays sont endettés à un taux plus élevé que leur PIB. Les paiements de la créance pointent à l’horizon et presque la majorité des pays de l’Afrique subsaharienne seront incapables de remplir leurs obligations. Alors, Ces pays devront-ils déclarer faillite à l’image du title 11 chapter 11 or Chapter 9 de la loi de faillite aux États Unis?

Certainement pas, puisque le système mondial ne permet pas cette option aux États souverains. Cependant , il est toujours possible de réfléchir sur la question. Les Pays Africains sont ils capables d’injecter de l’argent dans leurs économies? La réponse est certainement pas possible surtout pour les pays de la zone Franc CFA qui ne contrôlent pas jusqu’ à présent leur monnaie. Et leur décisions monétaires sont pour ne pas exagérer dicter par le banque de France. Il en est de même pour les autres pays qui bien que contrôlant leur monnaie ne sont pas dans la capacité de face à la crise sanitaire de cette magnitude. Le Nigeria par exemple était parmi les premiers pays à faire la demande d’allégements de la dette en raison de la crise sanitaire actuelle. La solution africaine de la crise doit donc venir d’ailleurs, c’est à dire « des partenaires économiques » de l’Afrique.

Pour anticiper des conséquences que la crise sanitaire engendrerait pour l’Afrique, les partenaires du continent sont montés au créneau pour faire des propositions pouvant aider le continent à faire face à la crise sanitaire. Évidemment, il faut dire que ce sont de nombreux pays africains qui étant dans l’incapacité de payer leurs créances ont en premier émis l’idée d’annulation de leur dette. Les institutions de breton Woods, le FMI et la banque mondiale ont été les premières à annoncer l’annulation des dettes de leurs partenaires les plus pauvres . Ces partenaires sont les suivants; le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, la Guinée Bissau, le Liberia, Haïti les îles Solomon, Madagascar,Mali, Malawi, la république démocratique du Congo, le Ruanda, Sao Tomé et principe, Sierra Léon Tchad Togo et bien d’autres.

Selon le monde dans un article publié le 16 Avril 2020, cette aide annoncée par le FMI est sous forme d’un compte fiduciaire( parrainage) à une capacité de 500 millions de dollars. Et que le Japon et le royaume uni ont plaidé de contribuer 100 millions de dollars à ce compte. Le partenaire incontournable de l’Afrique à savoir la France, a plaidé lui pour l’annulation massive de la dette des pays africains pour évidemment permettre à ces pays pauvres de faire face à la propagation du nouveau virus. Bien entendu, les secrets sont dans les détails. C’est finalement, les pays du G-20 qui ont annoncé une suspension de la dette de 77 pays les plus pauvres, une suspension à la hauteur de 24 milliards de dollars. Et ceci n’est pas une annulation mais une suspension de paiement comme il est indiqué dans un article publié par le journal Le Monde: « les ministres des finances du group G20 se sont mis d’accord pour une suspension partielle du service de la dette de 77 états à bas revenus à hauteurs de 14 milliard de dollars sur un total de 32 milliard » par Julien Bouissou, le Monde. La chine quant à elle envisage d’alléger les dettes des pays d’Afrique au cas par cas. C’est à dire en considération de ses relations bilatérales avec chacun d’eux. Mais ces annulations, suspensions et autres plans permettront ils a l’Afrique de sortir de sa perpétuelle crise économique aggravée par la crise sanitaire?

La manifestation de solidarité des créanciers des pays de l’Afrique subsaharienne est une bonne chose . Toute aide envisageant l’allègement des obligations en temps de crise est toujours la bienvenue. Cependant, l’histoire des suspensions de dettes, ou des annulations ( si elles sont réelles) n’a apporté aucun changement sur la vie de la population dans le continent. Les prêts, les programmes d’ajustement structurel n’ont pas créé d’emplois, n’ont pas développé les petites et moyennes entreprises, n’ont pas favorisé l’investissement dans l’éducation encore moins dans le système de santé. Pourquoi ? Ceci ferait l’objet d’une autre discussion. Cependant puisque l’on parle d’un nouvel ordre mondial. N’est il pas temps pour l’’Afrique de commencer à faire des demandes tangibles de dommages et intérêts causés par la crise sanitaire?

Ceci est une demande que Obliageli Ezekwesili, ancien Vice President de la section Afrique de la banque mondiale et aussi ancien ministre de l’éducation au Nigeria, formule. Selon elle, la Chine doit payer des réparations à l’Afrique pour les préjudices causés par la crise sanitaire. Pour avancer son argumentation voici quelques raisons qu’elle a identifiées dans le journal le Washington post

Le virus est en train de porter préjudice aux aspirations de développement de l’Afrique. Il aggrave les conditions de vie des populations pauvres et vulnérables qui vivent déjà dans la pauvreté. Elle ajoute que le continent doit être récompensé car selon elle la Chine a manqué de transparence au début de la crise. La dite transparence qui aurait pu aviser les autres pays d’ effectivement manager la crise sanitaire. Il est temps, selon elle, pour la Chine d’annuler totalement la dette estimée à 140 billions que son gouvernement, ses banques et ses contractants ( les companies) ont étendues dans tous les pays Africains entre 2000 et 2017.

À cela, on peut ajouter des dommages et intérêts tangibles qui vont au delà de l’annulation de la dette, qui comme on le sait est un act moral à la fois pour le créancier et le débiteur. Concrètement, L’ Afrique peut commencer à proposer la révision des contracts sur les resources naturelles. Proposer des clauses qui installeraient des usines des exploitations et de transformation des resources naturelles et leurs dérivés sur place c’est à dire dans les zones où ces resources naturelles se trouvent. Il est désolant de constater que l’exploitation des matières première n’ont n’a pas engendré le développement du secteur secondaire lié à ses matières premières. Il est donc impératif de faire des demandes tangibles sur cette question.Ceci permettra de générer des emplois pour la jeunesse africaine, faciliter le transfer de technologie , investir dans l’éducation et dans les structures sanitaires, en gros industrialisé le continent. Ceci installerait une relation de partenariat véritable de gagnant à gagnant . Et en finir avec la position dans laquelle l’Afrique a toujours été, celle du quémandeur international. Comme l’a dit le président Ghanéen dans son discours, parlant de l’aide au développement que « Africa don’t need any handouts »Des actes tangibles, c’est cela dont l’Afrique a besoin. Avec les murmures que l’on écoutent sur médias, certains sont en train d’envisager de mettre en place les mécanismes pour demander à la Chine des dommages et intérêts. Alors pourquoi l’Afrique ne le ferait pas? n’a t’elle pas mille et une raison pour faire cette demande. Le traitement des africains a Guangdong devrait en réalité nous donner une marge de manœuvre.

Alors partager votre avis sur la demande de réparations pour préjudices causés par la crise sanitaire .

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