Sujet délicat! Abordons le tout de même.

Les Chroniques de la diaspora aimeraient aujourd’hui aborder un sujet  qui peut susciter la controverse, mais il faut que l’on en parle tout de  même. Un événement  s’est déroulé dans un pays francophone d’Afrique. Et tout le monde veut comprendre le pourquoi et  le comment  sortir de la situation. Evidemment, sur le net chacun a sa manière d’aborder les questions qui se posent. Mais l’analyse qui a attiré l’attention   des Chroniques de la diaspora, est celle de ce monsieur  qui renvoie la responsabilité de la situation a la diaspora de ce pays d’Afrique.  Selon ce frère, la  situation que ce pays vit est beaucoup plus due à des raisons externes comme la question du FCFA et d’une manière générale celle du  pacte colonial et de ses implications sur la vie des citoyens. Il ajoute aussi que  la diaspora devrait endosser sa part de responsabilité sur la question.  La diaspora  de ce pays devrait  donner un coup de pouce à ceux qui sont au pays, en leur faisant comprendre les enjeux de la thématique du fcfa. Selon lui, ce pays ne sortira du gouffre que si la question du Fcfa est réglée. L’analyse du frère paraît très pertinente à première vue.

Cependant,  les Chroniques de la diaspora sont aussi tombées sur un autre monsieur, lui par contre venant d’un pays anglophone d’Afrique, qui pense que “ most of the african diaspora is broke in the west”.  Ceci veut simplement dire qu’ une bonne partie des membres de la  diaspora africaine en occident  a des difficultés à s’en sortir financièrement. Alors la question que l’on se pose est celle de savoir peut-on donner la responsabilité des questions aussi importantes que celles liées à l’avenir d’un pays à des gens qui se cherchent encore financierement?

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La réponse serait certainement positive si comme le dit le frère africain anglophone  la diaspora n’était pas broke. Pourquoi la diaspora est-elle broke?  Cette  question est  le thème d’une analyse faite par le frère dans cette vidéo intitulée  Why are most African Diasporans Broke? – YouTube 

Dans cette vidéo, le frère a soulevé 7 à 8 raisons pour lesquelles la diaspora africaine est broke et nous allons les énumérer dans les lignes qui suivent. Par contre,  les Chroniques de la diaspora  aimeraient mentionner que la notion de African diaspora – Wikipedia  est une notion très vaste selon la définition de l’union africaine. L’analyse que les chroniques de la diaspora font  dans ce présent texte,  concerne  les membres de la diaspora africaine qui ont des liens avec un pays donné d’Afrique.  Ceci dit  , nous allons énumérer les raisons pour lesquelles ce monsieur  au nom de Phrankleen, on va ici rendre à césar ce qui est à césar, pense que la diaspora africaine n’arrive pas à s’en sortir financièrement  en Occident.

  • La première raison pour laquelle une bonne partie de la  diaspora africaine a des difficultés à s’en sortir c’est parce qu’elle manque d’éducation financière. Selon lui, le manque d’éducation financière  fait que les membres de la diaspora africaine  prennent très tôt de mauvaises décisions financières qui vont affecter négativement toute  leur vie  en Occident. Le manque d’éducation financière explique le manque d’intérêt que les membres de la diaspora ont sur les notions comme investissement,la discipline financière, et de gratification différée.   Et le plus souvent il tombe dans le piège que le système offre dès qu’ils atterrissent en occident.  Comme on le sait, l’occident donne l’impression que l’on peut tout avoir. Ce n’est que lorsque l’on est dans le piège que l’on se rend compte des erreurs du début.
  • La deuxième raison est la notion du stigma social. Ici le frère fait allusion à l’amour pour les fêtes, la vie des boîtes de nuit. Il renchérit sa pensée en disant que les membres de la diaspora africaine dépensent leurs revenus dans les voitures de luxe, les habits de marques, la location des venues pour les fêtes. Tout ceci peut être très coûteux et empêche parfois de mettre de l’ordre dans situation financière.  En plus, les membres de la diaspora africaine entretiennent une concurrence entre eux  à propos  qui a plus des  biens valeureux que d’autres, beaucoup finissent par s’endetter pour maintenir le cap avec les autres.
  • Sur le troisième point  parle de l’inhabilité d’une bonne partie des membres de la diaspora  africaine de sortir du groupe de  famille à revenu faible. Évidemment, il faut faire une petite nuance ici. Cette inhabilité à sortir de ce groupe dépend de la circonstance  particulière de chaque individu ou famille. Cependant les statistiques semblent le confirmer. En effet, dans un article intitulé A rising  share of US  black population is foreign born, Monica Anderson  dit que selon une étude statistique menée par le centre de recherche PEW, le revenu moyen d’immigrant venant d’afrique est de $43,000 par an  et que près 20%  d’entre eux vivent sur le seuil de pauvreté soit moins de $15.000 par an.   Les Chroniques de la diaspora se sont aussi amusées à  chercher les statistiques de la diaspora africaine de l’Europe. Mais elles se sont confrontées à la difficulté de différence de classification. En effet, dans l’analyse des statistiques faites par Secours Catholique la population est catégorisée  en 4 facteurs: les étrangers sans statuts légal et stable, les étrangers de l’union européenne, les étrangers hors de l’UE situation stable et régulière. Cette étude menée par Secours Catholique évalue le seuil de pauvreté en 2018 a 704 par mois, et le taux d’étrangers sans statut légal et stable vivant sur le seuil de pauvreté est de 98.3%; pour les étrangers de l’union européenne le taux est 81.5% ; pour les étrangers hors de l’union européenne le seuil de pauvreté est évaluée à 76.8%; et pour les français le taux est a 51%.  Pour de plus amples informations sur ces chiffres, il faut se référer aux sources  a la fin de l’article. Néanmoins, avec la classification faite par  Secours Catholique, il est plus ou moins difficile d’avoir une idée claire et spécifique des statistiques de la diaspora africaine  en termes de pauvreté, de revenue de toute la situation sociale d’une manière générale car tous tombent dans l’ une catégorie de classification de peuple. Certains peuvent être français, d’autres étrangers hors UE etc.. Les Chroniques de la diaspora n’ont pas pu avoir des statistiques de la diaspora d’Afrique au Royaume Uni. Juste un petit état des lieux que l’on peut lire sur Wikipedia que les Chroniques de la diaspora ont jugé pas assez suffisant pour les besoins de cet article.  Il faut tout de même avouer qu’ avec les  statistiques, il y a  une marge de manœuvre qui peut susciter des  sujets d’ interprétation. Et que parfois, l’ étude  est basée sur les données officielles ou déclarées il se pourrait que certaines données soient soit non déclarées ou officieuses. En outre , dans  certains pays, les programmes sociaux comblent le vide que le seuil de pauvreté engendre . La question est par contre celle de savoir si ces programmes sont suffisants pour aider les familles à sortir de ce groupe, et devenir indépendant financièrement.  La première observation serait que lorsque l’on tombe dans cette catégorie il faut fournir beaucoup d’efforts pour en sortir. 
  • La quatrième raison parle de la mauvaise  conception selon laquelle la vie en occident est l’eldorado. Une fois sur place, on découvre que le système éducatif du nouveau monde est complètement différent de celui d’où l’on vient. Le temps de s’adapter et d’acclimater au nouveau monde donne du retard. Certains mûrissent des complexes d’infériorité  dus aux difficultés sociales et psychologiques. Ce  qui les maintient en bas de l’échelle sociale.   Pour ceux qui ont pu surmonter ces obstacles  à travers l’éducation  ou l’entreprise et par conséquent  ont des revenus stables,  beaucoup d’entre eux sont encore affectés par le manque d’éducation financières et les autres points cités précédemment.
  • La religiosité est aussi considérée comme un obstacle à l’épanouissement financier pour un bon nombre des membres de la diaspora africaine en occident. Alors la notion du piège de la religiosité est très intéressante et délicate en même temps en raison de la sensibilité autour de la notion de religion. Mais si les Chroniques de la diaspora ont  bien compris son point, ce frère ne renie pas la notion de Dieu mais parle de l’institution à laquelle les gens s’attachent volontairement et qui nécessite la contribution de ces membres pour être fonctionnelle.  Il s’agit bien là de la dîme ou des deniers du culte.  Certaines  religions ont une doctrine qui considère que le denier de culte ou offrande au service de la religion est un acte volontaire et volontaire. D’autres considèrent la dîme bien entendu comme un acte volontaire  mais sont très spécifiques sur le fait qu’il s’agit d’une contribution   de 10% des revenus. Et selon Phlankleen ceci empêche la diaspora africaine à s’organiser et de devenir financièrement indépendante. On ne peut pas ici nier l’important rôle social que la religion joue en ce qui concerne  les œuvres de charité etc…Mais il y a aussi une documentation volumineuse et importante  sur les dérapages et l’escroquerie autour des contributions dans certaines religions. Voilà pourquoi les Chroniques de la diaspora se refusent de trop élaborer là- dessus. Il suffit de regarder autour de soi pour s’imprégner de la gravité du sujet. 
  • The Western tax trap est aussi l’un des facteurs qui expliquent pourquoi les choses sont difficiles financièrement pour les membres de la diaspora. Ici,  the western tax trap fait allusion au fait que le système a été créé pour maintenir le système économique de l’occident, le rendre fonctionnel. De manière pratique il s’agit de ce système qui donne l’impression que l’on peut s’offrir une qualité de vie.  Il y a la facilité  d’obtenir le crédit en banque. Ce qui permet de prendre une hypothèque,  de s’offrir des voyages coûteux, de prendre des crédits pour voiture de dernière série, s’acheter des habits de marque, de prendre des prêts pour financer les études. Et très  tôt,  l’illusion se transforme vite en réalité car l’on se retrouve en train de travailler et d’obtenir des revenus, même quand ils sont importants, que  pour rembourser les crédits pris  afin de financer son mode de vie :  la maison, la voiture, les études et même son habillement. A cela,  il faut ajouter les taxes de propriété, l’assurance auto, l’assurance  des biens etc… En gros,  même avec des salaires significatifs, la diaspora d’Afrique en occident se cherche encore financièrement car le piège des credit est un cercle infernal. D’où l’importance de cette éducation financière
  • Le dernier point que ce créateur de contenu émet dans sa vidéo est celui qu’il appelle the African responsibility trap. Il s’agit  de cette responsabilité naturelle que tout membre de la diaspora issue directement d’Afrique a.  Ce devoir de soutenir les membres de sa famille qui sont restés dans le continent. Selon lui, cette lourde charge de venir en aide à tous les membres de sa famille restés en Afrique  empêche la diaspora de s’épanouir financièrement et de pouvoir  se créer une bonne situation financière qui pourrait servir à la génération suivante à mieux se positionner dans la société occidentale. Au contraire, parce que l’on n’arrive pas à se démarquer de cette lourde charge, on crée un cercle vicieux et générationnel des gens qui ne se retrouvent qu’en bas de l’échelle dans la société. La banque mondiale évalue chaque année, le montant que la diaspora de chaque pays contribue à travers le monde.  Les chiffres de la diaspora africaine sont aussi impressionnants.Cette évaluation se fait à travers les transactions bancaires en provenance de l’occident vers les pays d’afrique.  Une lecture de la charte des remises monétaires de la diaspora africaine vers le continent se présente comme suit en terme de millions de dollars:  

Il est bien clair que la  diaspora  envoie une somme importante dans le continent. On peut lire dans ce graphique que la diaspora de l’Egypte transfert $ 28.918.000. Celle du Nigeria transfert $ 25.081.000 pour ne citer que ces deux pays la.  Mais, est ce que cela se transforme en impact économique conséquent pour ceux qui sont en Afrique de même que ceux qui les  leur envoient? La réponse dépendra certainement des pays et des individus aussi. Elle dépendra aussi de la capacité et la volonté de ceux qui envoient et ceux qui reçoivent de collaborer pour des objectifs financiers communs. Une chose est  sûre,   les statistiques montrent que la situation financière de la diaspora reste encore précaire même s’ il y a une partie qui se démarque des autres. Voilà pourquoi ce créateur de contenu  a énuméré les raisons pour lesquelles  cette situation persiste dans sa vidéo intitulée pourquoi la majorité des membres de la  diaspora africaine en occident est fauché.

Les Chroniques de la diaspora  ont voulu partager les points que ce frère a émis dans sa vidéo parce que celui-ci a émis des points qui ont attiré  leur attention.   Et que la perspective des uns peut servir aux autres afin de bâtir des stratégies de changement en fonction de ce qui parfois est à portée des mains. Et que des fois, on a besoin des autres pour éveiller notre perspective.  Les Chroniques de la diaspora pensent aussi que la diaspora africaine de l’occident ne sera en mesure de prendre sa responsabilité de la situation de chacun de leur pays en Afrique que si elle même elle se prend financièrement en charge. On ne peut gérer les grandes choses que si l’on est en mesure de gérer des petites choses et que l’on est soi même financièrement prêt. La question des enjeux du franc cfa  est importante. Mais comment peut on parler de cette question là, aux gens qui ne savent pas d’où viendra leur prochain repas. La responsabilité de la diaspora est énorme et sa responsabilite dans les affaires importantes est etroitemement liee de l’éducation financière et au jeu à long terme.  

SOURCE:ÉTAT DE LA PAUVRETÉ EN FRANCE – Secours Catholique, A Rising Share of the U.S. Black Population Is Foreign Born | Pew … by Monica  Anderson, Diaspora – Wikipedia, Why are most African Diasporans Broke? – YouTube, Strength from abroad: The economic power of Nigeria’s … – PwC

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